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Affichage des articles du avril, 2024

KröniK | Cough / The Wounded Kings - An Introduction To The Black Arts (2010)

On est culte ou on ne l'est pas. An Introduction To The Black Arts l'est assurément, split scellant la rencontre entre deux entités au service de la déesse Doom. Deux groupes, deux visions d'une même allégeance, deux titres gargantuesques. Face A, Cough. Comme leur musique coulée dans le Sludge mazouté le démontre, les mecs sont américains, origine qui saute aux oreilles dès les premières mesures telluriques de "The Gates of Madness", soit près de vingt minutes apocalyptiques gravitant entre folie et rupture. Passée une lente introduction aux relents de rouille, l'enclume s'enfonce dans un substrat ultra pesant d'une puissance sismique à arracher la tapisserie. Et ne serait-ce les quelques bribes vocales très Doom Metal et un passage à la Electric Wizard, fugace lumière l'éclairant, ce titre a quelque chose d'un interminable Golgotha funéraire, pollué par une chant hurlé porteur d'une lèpre infernale. Face B, The Wounded Kings, artisan d...

KröniK | ... - Suffering Existence (2007)

..., métaphore d'une conclusion qui demeure inconnue, repoussée à plus tard ; métaphore d'une vie qui s'achève. ... est le nom retenu par trois italiens dont deux d'entre eux, Letalis (Deep-Pression, Funeral Veil, Funera...) et S. (Deep-Pression, Hypomanie...) sont des activistes de la douleur pétrifiée. Titre qui résonne comme une profession de foi, Suffering Existence est le premier signe de mort de ce projet qui respecte à la lettre tous les invariants du black doom vicié : production aussi polluée qu'une plage après un dégazage sauvage, tempo baveux qui ne dépasse jamais la seconde, vocaux écorchés vomissant des paroles (?) incompréhensibles, guitares minimalistes et répétitives...  Bref, rien de nouveau pour qui connaît son Xasthur sur le bout des doigts et pourtant, la magie (noire) opère au point d'être rapidement engourdi par ces deux plaintes sinistres. Démo originellement pressée à seulement 20 copies mais rééditée cette année par Self Mutilati...

CinéZone | Buster Keaton & Edward F. Cline - L'épouvantail (1920)

Bobine d'une vingtaine de minutes, L'épouvantail est, après La maison démontable et Malec champion de golf , l ' un des premiers films dont Buster Keaton est l'auteur complet une fois affranchi de son ancien mentor Fatty Arbuckle. Comme nombre de ses métrages, il en partage néanmoins la paternité avec Edward F. Cline avec lequel il a écrit le scénario et signe la mise en scène. The Scarecrow n'en rassemble pas moins toutes ses obsessions : la mécanique comme source de gags, les poursuites effrénées et la quête de l'amour. Deux parties le divisent. La première, remarquable, se déroule à l'intérieur de l'unique pièce d'une maison qui réunit entre quatre murs d'inventives fonctionnalités, à la fois chambre, cuisine, salle à manger, hommage évident aux machines de Rube Goldberg. Le long plan où Buster partage le repas avec son colocataire fournit un moment savoureux et jubilatoire, qui témoigne de cette science de la mécanique d'orfèvre propr...

CinéZone | Bertrand Blier - Buffet froid (1979)

En 1979, sortent sur les écrans deux des films français parmi les plus insolites : Série noire d'Alain Corneau et Buffet froid de Bertrand Blier. Les analogies entre les deux ne manquent étonnamment pas. Outre la présence de Bernard Blier, patron roublard dans le premier, flic trouble dans le second, Série Noire et Buffet Froid partagent déjà, au moins en partie, un même cadre urbain, celui de cette banlieue parisienne lugubre suintant l'inquiétude et la misère tant sociale qu'affective. A la fin des années 70, nombre de films français se nourrissent de cette verrue de béton ceinturant Paris qui fournit la cuve glaciale de toutes les peurs au fond de laquelle évoluent des erres égarés dans cet univers déshumanisé comme le bois mort d'une société qui mure les Hommes entre eux. Comme chez Corneau, le réalisme cru des décors se pare pourtant d'une dimension presque allégorique aux confins d'un fantastique kafkaien . Station de RER désolée, tour d'habitation v...

KröniK | Dark Covenant - S/T (2009)

Désormais réputé pour sa chapelle noire qui se conjugue souvent avec nationalisme et exaltation des anciennes valeurs, le Québec était en revanche jusqu’à présent peu cité pour ses groupes de doom. Dark Covenant vient combler cette lacune, ce qu’il fait avec un certain panache qui plus est. Etonnamment (ou non), ce ne sont que des activistes de la dite scène black metal qui sont à l’origine de cette réussite éclatante. Vjohrrnt Wodansson (Sombre Chemin), Evil Lair (Nordicwinter) et JS (Fjörd) forment ce line-up, complété par le bassiste Somatophylax, que l’on aurait de fait davantage imaginé se réunir pour tendre le bras. Pourtant il n’en est rien, quand bien même de part les thèmes qu’elle véhicule, les anciennes mythologies et la haine du modernisme, cette démo séminale s’enfonce dans un terreau identique à celui servant de combustible aux autres projets des quatre membres en présence. Par contre, la musique, n’a rien à voir puisqu’il s’agit ni plus ni moins du plus bel hommage fait ...

CinéZone | Willis O'Brien - The Ghost Of Slumber Mountain (1918)

Autant passionné par les dinosaures que par l'animation, Willis O'Brien signe en 1915 le court-métrage en stop-motion, The Dinosaur And The Missing Link . Fort de ce succès et après quelques autres brouillons, il se voit proposer par le producteur Herbert M. Dawley, la réalisation d'un premier long qui lui offrira la possibilité d'approfondir cette technique de l'animation image par image. Ce sera The Ghost Of Slumber Valley . Dans le sillage du Monde perdu de Conan Doyle, l'œuvre imagine l'histoire d'un explorateur qui, grâce à une sorte de paire de jumelle extraordinaire que lui a légué un vieil ermite, peut avoir dans le passé préhistorique. Malheureusement, peu satisfait semble-t-il du résultat, O'Brien charcute son travail et des quarante minutes originelles, il ne reste que 18 minutes environ. Pourtant, même mutilé, le film impressionne par sa prouesse technique qui n'a, presque, rien à envier aux trucages d'aujourd'hui, couplée à u...

KröniK | Shining - S/T (2023)

Il ne faut jamais juger un album sur la base de sa pochette surtout si elle est moche et ratée. Ainsi, celle qui habille le onzième méfait officiel de Shining (sans compter toutes les miettes qui jonchent sa carrière), assez peu engageante, ne donne pas tellement envie de déflorer son contenu. Pourtant, outre le fait que le bon goût n'a de toutes façons jamais été la qualité première de Niklas Kvarforth (le patron du groupe pour ceux qui l'ignoreraient encore), bien au contraire, cet écrin gore annonce parfaitement ce que le disque a dans ses entrailles poissées de sang, corrodées par une bile noire et malsaine, soit ce black metal maladif qui n'appartient définitivement qu'à son géniteur. Le successeur de X : Varg Utan Flock porte tout simplement comme titre le nom du groupe. Il serait bien sûr tentant sinon commode de lire dans ce choix la volonté des Scandinaves d'entamer un nouveau départ comme cela est fréquent lorsqu'un album est baptisé de manière éponym...

KröniK | The Wounded Kings - The Shadow Over Atlantis (2010)

Ils ont compris. Oui, Steve Mills et George Birch, les deux têtes pensantes de The Wounded Kings, ont compris que le doom n’est jamais aussi sincère que lorsqu’il conserve une patine sonore dépouillée, pas trop propre sans pour autant être prisonnière d’une croûte polluée. Cela ne signifie absolument pas qu'une prise de son claire et puissante ne sied pas au genre, un groupe comme Isole, auquel on pense tout de même un peu en écoutant la musique de ces anglais, l’a démontré sur ses derniers opus avec la maestria que l’on sait. Il n’empêche qu’un son de guitare vibratoire qui grésille saura toujours plus faire parler l’émotion qu’une production trop léchée et vierge en sensations. C’est donc tout le mérite de ce qui n’est que la seconde offrande de The Wounded Kings. Les premières mesures de « The Swirling Mist » suffisent à démonter toute l’authenticité qu’elle abrite. Une leçon. Mais The Shadow Over Atlantis se révèle aussi, et surtout, être une perle de doom épique et classique,...

KröniK | Triptykon - Shatter (2010)

On ne saurait considérer Shatter comme une simple rondelle composée de chutes de studio et d’un peu de live pour atteindre une durée raisonnable, le tout afin de capitaliser sur l’onde de choc libérée par la première offrande de Triptykon, projet – est-il vraiment besoin de le préciser - post Celtic Frost de Tom G. Warrior. Non car plus qu'un simple EP, il s'agit plutôt du dernier côté d’un édifice vertigineux, celui baptisé Eparistera Daimones , dont on ne peut mesurer les dimensions lovecraftiennes qu’une fois ses deux pans réunis. Davantage que les deux reprises de Celtic Frost capturées au roadburn, festival devenu La Mecque des musiques lourdes et extrêmes, certes intéressantes, surtout la seconde des deux, « Dethroned Emperor » qui voit le Nocturno Culto (Darkthrone) brailler un coup, ce sont surtout les trois pistes inédites issues des sessions de 2009 qui méritent le détour. Si « Shatter » épouse les courbes les plus atmosphériques dont est capable Triptykon, grâce à c...

KröniK | Kate Bush - Lionheart (1978)

Premier contact avec un album, certaines pochettes accrochent toutefois plus que d'autres la mémoire. Telle est le cas de celle de Lionheart , où l'on est tout étonné de découvrir la chanteuse sous le déguisement d'un lion, à quatre pattes sur une caisse en bois, en une posture qui pourrait être ridicule mais qui réussit pourtant à exsuder une sorte de naïveté érotique qui résume à merveille le charme unique de celle qui est alors encore une jeune femme, dont les lignes vocales de petite fille sous lesquelles couve cependant une mélancolie diffuse, sont autant capables de séduire que de repousser. Enfanté quelques mois à peine après The Kick Inside , offrande qui a révélé son talent pour le moins singulier, ce deuxième album se voit généralement oublié au profit de son prédécesseur, alors qu'en réalité les dix pièces qui l'animent ont été écrites, comme leurs devancières, longtemps avant, lorsque l'Anglaise n'était encore qu'une adolescente, fraîchement ...

CinéZone | Willis O'Brien - The Dinosaur And The Missing Link (1915)

Avant de signer les trucages du King Kong (1933) de Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack, Willis O'Brien se fait la main avec des courts métrages. The Dinosaur And The Missing Link est non seulement l'un d'entre eux mais surtout le premier film d'animation en stop-motion, technique à laquelle le nom de O'Brien demeure associé. Bien que bricolé en 1915 (il ne sortira sur les écrans que deux ans plus tard), on est frappé, lors de son visionnage, par le réalisme de ces figurines animées image par image.  Courte de six petites minutes, l'œuvre permet à son géniteur de donner libre court à sa passion pour les dinosaures et autres créatures fantastiques, ce qui ne l'empêche pas de livrer un spectacle chargé de poésie et d'humour. Il nous conte une sorte de ronde autour d'une jeune femme qui finira par choisir celui qu'elle croit avoir terrassé le singe (le chainon manquant) qui terrorise les gens alors que son champion n'a fait que s'attr...

KröniK | Corde Oblique - A Hail Of Bitter Almonds (2011)

Tous les deux ans depuis 2005, avec une régularité qu'on souhaite durable, Riccardo Prencipe nous envoie une carte postale de son Italie natale. Et si c'est un peu toujours la même, personne ne s'en plaindra tant la réussite est à chaque fois au rendez-vous. Encore peu connu dans notre contrée, malgré sa programmation incongrue mais remarquée au milieu du Cernunnos Pagan Fest qui s'est tenu à Paris en 2008, Corde Oblique est son jardin secret qu'il cultive depuis quatre albums (en comptant le sujet de cette chronique). D'une grande modestie, le Napolitain est pourtant un maître de la guitare sèche, instrument qu'il a d'abord pratiquée au sein de la formation gothique Lupercalia. Un peu à la manière de Ritchie Blackmore avec sa bande de troubadours, quand bien même les deux groupes sont assez différents dans leur expression d'une inspiration médiévale, plus ensoleillée et mélancolique chez Princippe, plus sombre et ancrée dans le socle de l'Europe...

KröniK | Mostly Autumn - Live 2009 (2009)

Généralement et pour faire court, les lives peuvent revêtir au moins deux aspects pour un groupe : une pause soit la fin d’un chapitre. Volontairement ou non, cette double ration en public offerte par Mostly Autumn entre dans la seconde catégorie. En effet, vous n’êtes pas sans savoir si vous suivez l’activité des Britanniques, que leur fabuleuse chanteuse Heather Findlay a depuis quitté la formation pour mener une carrière solo. De fait, ce live peut à juste titre être considéré comme une sorte de testament. Cette considération mise à part, Live 2009 , qui répartit, sur deux disques séparés, un florilège de la discographie du groupe, se révèle absolument inattaquable autant sur le fond (tous les titres sont magnifiques) que sur la forme (l’interprétation et la prise de son, aussi).  Les relectures sont fidèles, trop peut-être mais on s’enfiche pas mal car c’est un tel plaisir de pouvoir écouter des chefs-d’œuvre tels que « Fading Colours », « Unoriginal Sin », « Simple Ways », « ...

CinéZone | Richard Taylor - Abigail Wanted (1978)

De belles bagnoles lancées dans une longue poursuite, de belles filles... Que demander de plus à cette petite série B comme les Américains aimaient en réaliser à l'époque, dans le sillage de Point limite zéro et surtout de Larry le dingue et Mary la garce dont le film de l'inconnu Richard Taylor est le modeste quoique sympathique rejeton.  L'histoire tient sur une feuille de tabac à rouler, Chris Mitchum n'a pas le centième du charisme de son père mais il y a la désirable Sherry Jackson et les scènes de poursuite envoient la gomme. Ce n'est déjà pas si mal ! (25.03.2016) ⍖⍖

KröniK | Urne - A Feast On Sorrow (2023)

Le nom de Joe Duplantier accolé au sien ne doit pas (tout à fait) vous tromper, Urne n'est pas le nouveau projet du guitariste de Gojira puisque c'est en tant que producteur et non comme musicien qu'il se voit associé à cette jeune pousse anglaise. Pour autant, sa présence, loin d'être anodine, fournit déjà un indice précieux quant à la teneur de ce groupe dont on devine qu'il sera techniquement pointu, créateur d'une partition aussi puissante que complexe. Dont acte. Très maladroitement étiqueté stoner ou sludge (ce qui est déjà moins absurde), Urne évoque en vérité davantage un Mastodon qu'un fumeur de pipe à eau. Breaks à foison, riffs en béton armé et fuselage massif attestent notamment de cet ancrage dans le thrash 2.0 mâtiné de metal progressif. Le chant pour le moins changeant du bassiste Joe Nally perturbe néanmoins cette image qu'il tend à brouiller, à broyer même, tour à tour rugueux, ou plus limpide, souvent bourru voire menaçant mais suintant...

CinéZone | Léonide Moguy - Intrigue à Damas (1944)

Discrète avant que l'attaque de Pearl Abor pousse les Etats-Unis à entre en guerre, la propagande antinazie bat son plein entre 1942 et 1945, voyant Hollywood usiner des films patriotiques à tour de bras, aidé par un talentueux bataillon d'immigrés européens (Douglas Sirk, Billy Wilder...). A l'ombre des classiques du genre tels Les bourreaux meurent aussi de Fritz Lang ou le mythique Casablanca de Michael Curtiz fleurissent nombre de petites bobines moins ambitieuses mais tout aussi engagées. Certaines sont signées par de grands metteurs en scène comme Intrigues en Orient ou Sabotage à Berlin de Raoul Walsh, d'autres sont plus modestes. C'est le cas de Intrigue à Damas que l'on doit à Léonide Moguy qui, comme d'autres a sillonné l'ancien et le nouveau continent au gré de l'avancé des périls totalitaires. Russe d'origine, il s'installe en France dans les années 30 avant de rejoindre les Etats-Unis où il participe à l'entreprise de pro...

CinéZone | Enzo Milioni - La soeur d'Ursula (1978)

Reconnaissons qu'à la fin des années 70, il ne reste déjà plus grand chose du giallo. Le genre a été pressé comme un citron et son jus s'est tari. Réalisé en 1978 par Enzo Milioni, La soeur d'Ursula illustre parfaitement ce déclin, ultime rejeton d'une mode qui ne trouve son salut que dans un érotisme de plus en plus exacerbé. Ici l'intrigue se dilate très vite au profit de scènes de sexe torrides mais gratuites et on finit par se désintéresser d'un récit classique où la quête de l'identité du meurtrier progresse sans conviction. Au final, on ne retient de cette production, outre ses nombreuses séquences épicées, que cette arme en forme de godemichet et les couloirs de l'hôtel où se situe l'action, filmés non sans brio par une caméra mobile qui multiplient les travellings et autres plongées. (14.02.2017) ⍖⍖

KröniK | Pain Of Salvation - Ending Themes On The Two Death Of Pain Of Salvation (2009)

Lorsqu'un groupe décide de graver un live, cela peut répondre à plusieurs raisons : pause ou fin d'un chapitre notamment c'est selon. Dans le cas de Pain Of Salvation, c'est clairement vers la seconde possibilité que tend Ending Themes - On The Two Death Of Pain Of Salvation . Publié sous divers formats (double dvd, double cd et coffret réunissant les deux), c'est la version audio que je vais par la présente détailler. Fort d'une carrière déjà admirable, il manquait aux Suédois un vrai témoignage scénique. Alors certes, il y eu en 2004 12:5 , mais il s'agissait seulement de relectures acoustiques de leur répertoire, aussi réussies furent-elles. Ending Themes vient donc corriger cette lacune, ce qu'il fait avec panache et une classe folle. Balayant l'ensemble de la discographie du groupe avec un avantage (forcément) pour le petit dernier, le fabuleux Scarsick (avec six extraits sur seize), cette double ration possède de fait les allures d'un best...

KröniK | Triptykon - Eparistera Daimones (2010)

Si le résurrection de Celtic Frost à partir de 2001 a pu en surprendre pas mal, son récent sabordage en revanche lui, n’a étonné personne. Constamment travaillé par l’affrontement des personnalités très fortes qui en formaient la moelle épinière, le groupe a connu une trajectoire aussi tortueuse que son œuvre. Lassé de l’égo insupportable du batteur Franco Sesa, Tom G. Warrior a donc claqué la porte pour monter un nouveau projet, le troisième, d’où son nom - Triptykon - aux connotations religieuses certaines. Toutefois, ce n’est nullement vers Dieu que l’entité se tourne et plutôt vers son double démoniaque. Sa pochette, due à H.R. Giger comme le titre de sa première prière pour les morts, Eparistera Daimones (soit « A ma gauche, les démons ») participent de cette ancrage sombre et diabolique. Chaotique même. Attaché à la notion de collaboration, Warrior a donc composé avec le guitariste V. Santura, lui aussi transfuge de la dernière incarnation celticfrostienne , un pavé ténébreu...

KröniK | Mostly Autumn - The Lord Of The Rings (2001)

Il n’était pas prévu par le groupe britannique de faire de son quatrième album, une adaptation musicale du Seigneur des Anneaux, chef-d’œuvre quintessentiel et matriciel de la fantasy, écrit dans les années 50 par J.R.R. Tolkien, et terreau inépuisable d’un nombre incalculables de formation, à commencer par les plus évidents, Blind Guardian, Summoning ou Burzum. Mais, profitant de l’effervescence suscitée par la trilogie de Peter Jackson, dont le premier segment, La communauté de l’anneau, vient alors à peine de sortir, Mostly Autumn décide de s’inspirer aussi bien du livre que du film et d’accoucher en une quinzaine de jours d’un concept-album axé autour de ce thème. S’il ne s’agit pas de sa meilleure cuvée, l’exercice a cependant été relevé haut la main, surtout en si peu de temps !  Parfois proche d’une bande originale de film, The Lord Of The Rings alterne plages instrumentales et atmosphériques magnifiques  (« Overture – Forge Of Sauron », le blackmorien « Out Of The In...