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CinéZone | Willis O'Brien - The Ghost Of Slumber Mountain (1918)


Autant passionné par les dinosaures que par l'animation, Willis O'Brien signe en 1915 le court-métrage en stop-motion, The Dinosaur And The Missing Link. Fort de ce succès et après quelques autres brouillons, il se voit proposer par le producteur Herbert M. Dawley, la réalisation d'un premier long qui lui offrira la possibilité d'approfondir cette technique de l'animation image par image. Ce sera The Ghost Of Slumber Valley. Dans le sillage du Monde perdu de Conan Doyle, l'œuvre imagine l'histoire d'un explorateur qui, grâce à une sorte de paire de jumelle extraordinaire que lui a légué un vieil ermite, peut avoir dans le passé préhistorique. Malheureusement, peu satisfait semble-t-il du résultat, O'Brien charcute son travail et des quarante minutes originelles, il ne reste que 18 minutes environ. Pourtant, même mutilé, le film impressionne par sa prouesse technique qui n'a, presque, rien à envier aux trucages d'aujourd'hui, couplée à un charme poussiéreux mais bien réel. Et pour des générations de cinéphiles nourris à cet imaginaire préhistorique, tyrannosaure, tricératops ou brontosaure ressembleront toujours à ces figurines en noir et blanc aux mouvements un peu saccadés mais dont la force d'évocation écrasera à jamais le bestiaire en images de synthèse des Jurassic Park et consorts...  (vu le 25.12.2020) ⍖⍖


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Si le résurrection de Celtic Frost à partir de 2001 a pu en surprendre pas mal, son récent sabordage en revanche lui, n’a étonné personne. Constamment travaillé par l’affrontement des personnalités très fortes qui en formaient la moelle épinière, le groupe a connu une trajectoire aussi tortueuse que son œuvre. Lassé de l’égo insupportable du batteur Franco Sesa, Tom G. Warrior a donc claqué la porte pour monter un nouveau projet, le troisième, d’où son nom - Triptykon - aux connotations religieuses certaines. Toutefois, ce n’est nullement vers Dieu que l’entité se tourne et plutôt vers son double démoniaque. Sa pochette, due à H.R. Giger comme le titre de sa première prière pour les morts, Eparistera Daimones (soit « A ma gauche, les démons ») participent de cette ancrage sombre et diabolique. Chaotique même. Attaché à la notion de collaboration, Warrior a donc composé avec le guitariste V. Santura, lui aussi transfuge de la dernière incarnation celticfrostienne , un pavé ténébreu...

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