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KröniK | Pain Of Salvation - Ending Themes On The Two Death Of Pain Of Salvation (2009)


Lorsqu'un groupe décide de graver un live, cela peut répondre à plusieurs raisons : pause ou fin d'un chapitre notamment c'est selon. Dans le cas de Pain Of Salvation, c'est clairement vers la seconde possibilité que tend Ending Themes - On The Two Death Of Pain Of Salvation. Publié sous divers formats (double dvd, double cd et coffret réunissant les deux), c'est la version audio que je vais par la présente détailler. Fort d'une carrière déjà admirable, il manquait aux Suédois un vrai témoignage scénique. Alors certes, il y eu en 2004 12:5, mais il s'agissait seulement de relectures acoustiques de leur répertoire, aussi réussies furent-elles. Ending Themes vient donc corriger cette lacune, ce qu'il fait avec panache et une classe folle. Balayant l'ensemble de la discographie du groupe avec un avantage (forcément) pour le petit dernier, le fabuleux Scarsick (avec six extraits sur seize), cette double ration possède de fait les allures d'un best-of déguisé et je ne saurais donc trop le conseiller à tous ceux désireux de découvrir ce monstre du metal progressif. Metal progressif, ai-je dis. Les fans de Pain Of Salvation savent bien que cette étiquette se révèle par trop réductrice pour qualifier une musique qui de toute façon a depuis longtemps briser son carcan pour aller goûter à d'autres sources. De même, si Daniel Gildenlöw et son équipe jouent avec un talent immense, jamais ils ne ressentent le besoin d'éclabousser l'auditoire par une virtuosité dont ils sont pourtant détenteurs. 


Non, le progressif des Scandinaves se conjuguent avec émotion et intelligence. A ce titre, un bijou tel que "Undertow" se veut particulièrement représentatif de l'art de ses auteurs : diaphane, gorgé d'une tristesse infinie mais malgré tout puissant. Bref, on n'est pas chez Dream Theater ici. On regrettera d'ailleurs que Remedy Lane, dont est tiré ce morceau, ne soit pas davantage honoré - il a droit à trois prélèvements - mais il en va de même de ses collègues. Qu'il est difficile de réduire des oeuvres aussi riches que Entropia, One Hour By The Concrete Lake, The Perfect Element 1 ou Be à une poignée d'extraits ! Pour autant, Ending Themes fait le tour du propriétaire avec justesse et équilibre (même si le contesté Be se limite à seul morceau : "Diffirencia"). Ainsi, tout Pain Of Salvation s'y trouve : son inspiration, son univers, son âme, ses incontournables. A l'image de son artwork en forme d'affiche de film (qui pourrait porté la signature de David Lynch), ce live est un kaléidoscope où se croise, se chevauche, se fracasse un panel d'émotions (colère, mélancolie, ironie...). Si les emprunts à Scarsick sortent encore grandis de l'épreuve de la scène (mention particulière à "Scarsick", "Flame To The Moth" et surtout au douloureux "Cribcaged"), il ne faut pas oublier de mentionner les superbes interprétations de "Nightmist", durant laquelle, Gildenlöw vous file des frissons, des parties II, III et IV de "Brickworks I", "Used" (et sa montée en puissance fiévreuse belle à en pleurer) et de "Chain Sling". Ending Theme est en définitive une parfaite porte d'entrée pour pénétrer dans le coeur de Pain Of Salvation, en espérant qu'il vous donne l'envie de vous plonger par la suite dans les albums dont il se veut le patchwork... Un groupe unique et rare. (02/06/2010) ⍖⍖

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